Élagage en Pays Bigouden : huit communes, huit contraintes

Arb'Ouest
Élagage et soins aux arbres à Fouesnant, Finistère Sud
Sommaire
Élagage en Pays Bigouden : la réponse en bref
Le Pays Bigouden impose trois contraintes qu'on ne trouve pas à l'intérieur des terres : un vent d'ouest quasi permanent, des embruns salés qui portent loin dans les terres, et des sols de fond de ria souvent gorgés d'eau. Arb'Ouest couvre les huit communes bigoudènes situées dans son rayon de 30 km autour de Fouesnant.
Qu'est-ce qui change par rapport à l'arrière-pays ?
Un arbre de Fouesnant et un arbre de Plomeur n'ont pas grandi dans le même vent. Sur le plateau bigouden, il n'y a presque rien entre l'océan et le jardin : pas de relief, peu de bois, des talus bocagers plus bas et plus ouverts qu'ailleurs en Finistère. Le vent n'y est pas plus fort qu'à Concarneau, il est simplement moins souvent arrêté.
La conséquence se lit dans la forme des arbres. Un sujet exposé développe son bois du côté de la contrainte, se penche vers l'est et garde une couronne dissymétrique. Cette forme n'est pas un défaut à corriger, c'est une adaptation : la rééquilibrer à la taille revient à retirer précisément le bois que l'arbre a fabriqué pour tenir.
La deuxième différence est le sel. Les embruns brûlent les jeunes pousses au vent, brunissent les extrémités du feuillage et limitent la hauteur des sujets de première ligne. Ce qui ressemble à une maladie sur un jardin de front de mer est le plus souvent une brûlure saline, et elle ne se traite pas.
Comment se taille un arbre de bord de mer ?
Trois essences dominent la première ligne bigoudène : le pin maritime, le cyprès de Lambert et le tamaris. Chacune pose un problème différent.
Le pin maritime ne refait pas de bois sur une branche coupée trop court : il ne dispose pas de bourgeons dormants sur le vieux bois. Une réduction mal placée laisse un moignon nu qui restera nu, et le sujet perd d'un coup une partie de sa prise au vent utile. Sur un pin de bord de mer, on retire le bois mort, les branches qui frottent une toiture, et rien d'autre.
Le cyprès de Lambert, planté en rideau brise-vent dans beaucoup de jardins de la côte, se dégarnit par le bas dès qu'on le laisse monter. Une haie rabattue au-delà du vert ne repart pas non plus. Le seul entretien qui tienne est un passage régulier sur le jeune bois.
Le tamaris, lui, supporte la coupe sévère. C'est l'exception locale : il rejette de souche et retrouve une silhouette en deux saisons.
Que change un sol de fond de ria ?
La rivière de Pont-l'Abbé traverse le pays du nord au sud et laisse, dans ses fonds, des terres lourdes qui restent humides une bonne partie de l'hiver. Un arbre y pousse vite et s'y ancre mal : les racines n'ont aucune raison de descendre chercher l'eau, donc elles restent en surface.
Cela se paie à deux moments. Pendant un coup de vent d'hiver sur sol détrempé, où la motte racinaire se déchausse au lieu que le tronc casse. Et pendant le chantier lui-même : sur ces terres, un engin laisse des ornières et tasse le sol autour des arbres voisins, ce qui les affaiblit pour plusieurs années. C'est l'une des raisons pour lesquelles Arb'Ouest travaille sur corde, avec un matériel qui se porte à la main.
Le signe à surveiller après une tempête, dans ces secteurs, est au sol et non dans l'arbre : un bourrelet de terre soulevé au pied, du côté opposé à la pente du tronc.
L'accès change-t-il quelque chose au chantier ?
Beaucoup, et c'est la variable la plus sous-estimée. Dans les bourgs bigoudens et les quartiers de port, les rues sont étroites, les jardins clos de murs, et le stationnement compté. Un arbre situé dans un jardin de centre-bourg se démonte par sections descendues à la corde, morceau par morceau, parce qu'il n'y a ni recul pour abattre ni place pour manœuvrer.
Sur les communes du littoral, une deuxième contrainte s'ajoute en juillet et en août : la circulation. Un chantier qui demande de garer un camion et une remorque devant une entrée se planifie mieux hors saison, et c'est aussi la période où les délais sont les plus courts.
Les huit communes, et ce qu'elles imposent
Pont-l'Abbé. Le fond de ria et ses sols lourds, des jardins clos en centre-ville, et des arbres d'alignement adultes dans les rues du bourg. Démontage par sections plutôt qu'abattage en direct dans la plupart des cas.
Loctudy. Front de mer et embruns directs sur les jardins de première ligne. Pins maritimes et cyprès dominants, brûlures salines fréquentes prises pour des maladies.
Plobannalec-Lesconil. Deux réalités sur une commune : un arrière-pays abrité, et un quartier de port aux rues étroites où l'accès dicte la méthode.
Plomeur. Le plateau ouvert, sans relief pour arrêter le vent d'ouest. Couronnes dissymétriques, sujets bas, haies brise-vent à entretenir plutôt qu'à refaire.
Treffiagat. Bord de mer et quartier portuaire de Léchiagat. Même contrainte d'accès qu'à Lesconil, avec le sel en plus.
Saint-Jean-Trolimon. Commune intérieure et agricole, talus bocagers, arbres de bord de champ. Les sujets y montent plus haut qu'en bord de mer, donc plus souvent au-delà de 10 m.
Tréméoc. La vallée abritée de la rivière de Pont-l'Abbé. Ce sont les arbres les plus hauts du secteur, et les plus concernés par la question de la réduction de houppier.
Île-Tudy. Presqu'île sableuse desservie par une seule route. Sol filtrant, sel permanent, et une logistique de chantier à régler avant tout le reste.
Combien coûte un élagage en Pays Bigouden ?
La grille est la même sur les 28 communes de la zone d'intervention, quelle que soit la distance : le déplacement est compris, l'évacuation aussi.
- Arbre de moins de 5 m : 150 € TTC
- De 5 à 10 m : 350 € TTC
- De 10 à 15 m : 500 € TTC
- De 15 à 20 m : 750 € TTC
- Au-delà de 20 m : 1 100 € TTC
La hauteur donne la fourchette, l'accès fait l'écart à l'intérieur de la fourchette. Un pin de 12 m dans un jardin ouvert et le même pin derrière un mur de bourg ne demandent pas le même temps. Le devis est gratuit, et il est écrit avant que le chantier commence.
Quand faut-il appeler ?
Pour une taille, de novembre à mars sur les feuillus, en juin-août sur les conifères et les fruitiers à pépins. Pour l'organisation, c'est l'inverse : le devis part sous 72 h en basse saison et met une semaine de décembre à février, et l'intervention se planifie sous quinze jours en basse saison, un mois en haute saison.
Après un coup de vent, les urgences passent avant le planning et sont traitées 7j/7. Si un arbre est tombé sur une ligne électrique, l'appel va d'abord à Enedis, pas à une entreprise d'élagage.
Les chantiers sont conduits par Maxime Caradec, titulaire du Certificat de Spécialisation Taille et Soins des Arbres obtenu en 2014, douze ans de métier. La fiche Google affiche 4,9 sur 5 pour 38 avis.
Pour aller plus loin
Les prestations, la zone couverte et la demande de devis sont réunies sur la page d'accueil d'Arb'Ouest.
Un arbre à faire regarder en Pays Bigouden ?
Devis gratuit, déplacement compris, réponse par téléphone.
06 58 19 19 32