Les trois erreurs qui condamnent un arbre à la plantation
L'essence inadaptée. C'est l'erreur la plus fréquente et la plus définitive. Un sujet acheté en jardinerie sans tenir compte de l'exposition au vent salé, de la nature sableuse du sol ou de la nappe affleurante dépérira sans qu'on comprenne pourquoi. En pays fouesnantais, l'écart entre une parcelle de Beg-Meil et une parcelle de Saint-Évarzec, à quinze kilomètres, change déjà la liste des essences viables.
Le trou trop petit. Un trou à la taille de la motte enferme les racines dans un pot de terre compactée. Elles tournent, s'étranglent, et l'arbre stagne. Le trou doit faire trois fois la largeur de la motte, avec un fond décompacté mais non ameubli — un fond travaillé trop finement fait s'enfoncer l'arbre.
Le collet enterré. Le collet, cette zone de transition entre le tronc et les racines, doit rester au niveau du sol. Enterré, il pourrit lentement. Le symptôme met parfois cinq ans à apparaître, et à ce stade il n'y a plus rien à faire.
