Pourquoi une chenille processionnaire est dangereuse
Chaque chenille porte des centaines de milliers de poils urticants microscopiques qu'elle libère au moindre dérangement. Ces poils provoquent démangeaisons, œdèmes et atteintes oculaires chez l'humain, et une nécrose de la langue chez le chien. Ils restent actifs plusieurs années dans un nid tombé, longtemps après la mort de la colonie.
Le chien est la victime la plus fréquente, et de loin. Il explore avec la truffe et la gueule : devant une file de chenilles qui traverse une allée, son réflexe est de renifler puis de lécher. La langue est un tissu fin et richement vascularisé, directement exposé. C'est une urgence vétérinaire, elle se compte en minutes.
Chez l'enfant, le contact se fait en jouant au pied de l'arbre, ou en ramassant un nid tombé qui ressemble à un morceau de coton. Le fait que les poils survivent à la colonie change tout : un nid au sol depuis deux ans reste urticant.
Le risque culmine de la fin de l'hiver au printemps, pendant les processions. C'est aussi la saison où l'on recommence à vivre dehors et à promener le chien dans le jardin.
