À l'automne, le Bacillus thuringiensis. Le Bt est une bactérie naturelle du sol. Ingérée par la chenille pendant qu'elle se nourrit, elle bloque sa digestion. Elle est sans effet sur les oiseaux, les mammifères et les pollinisateurs. Passé l'hiver, les chenilles mangent moins et le produit perd son intérêt : tout se joue sur la fenêtre d'application.
En hiver, l'éco-piège à collerette. Un collier étanche ceinture le tronc, prolongé par une gouttière qui dirige les chenilles vers un sac de collecte. Quand la procession descend, elle ne peut pas contourner l'obstacle. C'est la seule méthode qui empêche physiquement l'arrivée au sol, donc la plus adaptée quand il y a un chien ou des enfants.
En été, le piège à phéromones. Il attire les papillons mâles et réduit le nombre de fécondations, donc de nids l'hiver suivant. Sa limite doit être claire : il n'a aucun effet sur les chenilles déjà installées. Si vous avez un nid aujourd'hui, il ne vous sera d'aucun secours cette saison.
Toute l'année, les nichoirs à mésanges. La mésange charbonnière fait partie des rares prédateurs de la chenille, parce qu'elle sait éviter les poils urticants. C'est une mesure de fond, qui réduit les récidives. Elle ne dispense pas d'un traitement quand l'infestation est déjà installée.
Au cas par cas, le retrait mécanique. Quand le nid est accessible sur corde et que la configuration s'y prête, le grimpeur peut le retirer. La faisabilité se juge sur place : hauteur du nid, essence, état de la branche. Elle se chiffre après examen, pas au téléphone.