Arboriste-grimpeur au travail dans un arbre adulte — Arb'Ouest
    Métier16 septembre 20268 min de lecture

    Élagueur ou arboriste : quelle différence, et lequel appeler ?

    Maxime Caradec, Arboriste-grimpeur, CS Taille et Soins des Arbres (2014)

    Maxime Caradec

    Arboriste-grimpeur, CS Taille et Soins des Arbres (2014)

    CS Taille et Soins des Arbres (2014)• 12 ans de métier

    Élagueur ou arboriste : la réponse en bref

    Les deux mots désignent le plus souvent le même métier, et aucun des deux n'est protégé par la loi française. Ce qui les sépare en pratique est le diplôme : « arboriste » sous-entend une formation aux soins de l'arbre vivant, le CS Taille et Soins des Arbres en France. Sans ce diplôme, n'importe qui peut se dire élagueur dès demain.

    Les deux mots désignent-ils la même personne ?

    Dans la pratique quotidienne, oui, et le vocabulaire est flottant. « Élagueur » décrit un geste, couper des branches. « Arboriste » décrit un objet de travail, l'arbre et sa santé. « Arboriste-grimpeur » précise la méthode d'accès, sur corde.

    La nuance qui compte n'est pas linguistique. Aucun de ces titres n'est réservé à un diplôme, contrairement à ceux d'architecte ou d'expert-comptable : personne ne contrôle qui les emploie sur une carte de visite ou dans une annonce. Un devis ne vaut donc pas par le mot choisi en en-tête, mais par ce qu'on peut vérifier derrière.

    Une famille de mots mérite en revanche d'être distinguée : l'arboriculture fruitière, qui produit des fruits, n'est pas le même métier que l'arboriculture ornementale, qui soigne des arbres de jardin et d'alignement. La première vend des pommes, la seconde monte dans les arbres.

    Que couvre le CS Taille et Soins des Arbres ?

    Le CS Taille et Soins des Arbres est un certificat de spécialisation du ministère de l'Agriculture, préparé après un premier diplôme du paysage ou de la forêt. C'est le diplôme de référence du métier en France, et Maxime Caradec, fondateur d'Arb'Ouest, l'a obtenu en 2014.

    Ce qu'il apporte tient en quatre choses, qu'on retrouve sur le chantier. La biologie de l'arbre d'abord : comprendre qu'un arbre ne cicatrise pas mais isole la zone blessée, et que la taille se règle sur cette mécanique. Le diagnostic ensuite : lire un défaut d'ancrage, une fourche à écorce incluse, un champignon au collet. L'emplacement de la coupe, qui décide si la plaie se referme ou si elle laisse une porte ouverte. Le travail en hauteur enfin, corde, harnais et descente contrôlée des sections.

    Un arbre mal taillé ne se voit pas tout de suite. Le défaut apparaît trois à cinq ans plus tard, quand l'entreprise qui l'a créé est oubliée depuis longtemps.

    Ce qu'un arboriste ne fait pas

    La question du périmètre est aussi utile que celle du diplôme, parce qu'un professionnel qui accepte tout est rarement formé pour tout.

    Arb'Ouest ne détruit pas les nids de frelons asiatiques : cette intervention relève de la désinsectisation et demande une certification biocide que l'entreprise ne détient pas. Elle ne pratique pas non plus l'étêtage, cette coupe qui supprime la cime d'un arbre adulte, et ce refus est constant. Elle ne produit enfin aucune expertise judiciaire : un diagnostic écrit dit ce qui est constaté sur l'arbre, il ne tranche pas un litige.

    Quand un jardinier suffit-il ?

    Souvent, et il n'y a aucune raison d'appeler un arboriste pour tout. Une haie de laurier ou de troène taillée depuis le sol, un massif à entretenir, une tonte, un jeune fruitier de deux mètres : c'est du travail de jardinier ou de paysagiste, et c'est tant mieux pour le budget.

    La bascule se joue sur une question simple : l'intervention se fait-elle les pieds au sol, avec un outil de jardinage ? Si la réponse est oui, un jardinier suffit. Dès qu'il faut monter, tronçonner du bois de diamètre ou décider de ce qu'on retire sur un arbre adulte, on change de métier et de risque.

    Quand faut-il un arboriste ?

    Quatre situations, qui reviennent chaque semaine sur les 28 communes de la zone d'Arb'Ouest.

    L'arbre est haut ou proche d'un bâtiment, et le bois ne peut pas tomber librement : il faut le descendre par sections retenues à la corde. Vous vous demandez s'il est dangereux, et c'est un diagnostic qui doit répondre, pas une intuition prise depuis la fenêtre. Vous voulez réduire sa hauteur sans le condamner, ce qui suppose de reporter chaque coupe sur une branche relais. Ou l'arbre montre des signes qui inquiètent, champignon au pied, écorce qui se décolle, bois mort dans le houppier.

    Dans le Finistère Sud, une cinquième raison s'ajoute tous les hivers : une branche restée en suspension après un coup de vent. Celle-là ne se règle ni au sol ni à l'échelle.

    Comment vérifier avant de signer ?

    Quatre contrôles, faisables en dix minutes depuis un téléphone.

    • Le diplôme : demandez lequel, et en quelle année. Le CS Taille et Soins des Arbres a un nom précis, une réponse vague en dit long.
    • L'assurance : demandez le numéro de police de responsabilité civile professionnelle. Arb'Ouest est couverte par AXA, police n° 0300011220841434.
    • L'immatriculation : une entreprise déclarée est consultable dans les registres publics. Arb'Ouest est immatriculée depuis le 23 février 2024.
    • Le devis écrit : il précise la prestation, la hauteur, ce qui est évacué et ce qui reste sur place. Chez Arb'Ouest, il est établi après une visite sur place, déplacement et évacuation compris.

    Un cinquième signal ne se demande pas, il s'écoute : un professionnel qui propose de couper la tête de l'arbre pour régler un problème de hauteur vient de répondre à la question du diplôme.

    Maxime Caradec est né à Fouesnant, exerce depuis douze ans et a fondé Arb'Ouest en 2024. L'entreprise a été présentée dans Ouest-France le 17 avril 2024 et dans Le Télégramme le 20 avril 2024. La fiche Google affiche 4,9 sur 5 pour 38 avis.

    Pour aller plus loin

    Le parcours, le diplôme et les interventions de Maxime Caradec, arboriste-grimpeur à Fouesnant, sont détaillés sur sa page.

    Un doute sur l'état d'un arbre ?

    Devis après visite sur place, par un arboriste titulaire du CS Taille et Soins des Arbres.

    06 58 19 19 32

    Questions fréquentes

    Quelle est la différence entre un élagueur et un arboriste ?

    Aucune sur le plan légal : ni l'un ni l'autre n'est un titre protégé en France. Dans l'usage, « élagueur » désigne le geste de couper, « arboriste » la connaissance de l'arbre vivant. Ce qui distingue vraiment deux professionnels, c'est le diplôme : en France, le CS Taille et Soins des Arbres.

    Faut-il un diplôme pour élaguer des arbres en France ?

    Pas pour se déclarer élagueur : la profession n'est pas réglementée, et n'importe qui peut facturer une intervention. Le CS Taille et Soins des Arbres est le diplôme national du métier, et c'est l'un des rares éléments qu'un particulier peut demander et vérifier avant de signer.

    Un paysagiste peut-il élaguer un grand arbre ?

    Pour une haie ou un jeune sujet travaillé depuis le sol, oui, c'est son métier. Dès qu'il faut monter dans l'arbre, démonter par sections au-dessus d'un bâtiment ou décider de ce qu'on retire sur un arbre adulte, la compétence demandée est celle d'un arboriste formé aux soins de l'arbre.

    Comment vérifier qu'un élagueur est sérieux avant de signer ?

    Quatre contrôles en dix minutes : le diplôme et son année, le numéro de police de responsabilité civile professionnelle, l'immatriculation de l'entreprise dans les registres publics, et un devis écrit qui précise ce qui est évacué. Arb'Ouest est assurée chez AXA sous la police n° 0300011220841434 et immatriculée depuis le 23 février 2024.

    Un arboriste peut-il détruire un nid de frelons dans mon arbre ?

    Pas Arb'Ouest : la destruction d'un nid relève de la désinsectisation et demande une certification biocide que l'entreprise ne détient pas. Un nid repéré pendant un chantier est signalé au propriétaire, qui appelle un désinsectiseur.