Illustration : branches d'élagage prêtes à passer au broyeur
    Après le chantier24 septembre 20266 min de lecture

    Que devient le bois après l'élagage ou l'abattage d'un arbre ?

    Maxime Caradec, Arboriste-grimpeur, CS Taille et Soins des Arbres (2014)

    Maxime Caradec

    Arboriste-grimpeur, CS Taille et Soins des Arbres (2014)

    CS Taille et Soins des Arbres (2014)• 12 ans de métier

    Que devient le bois : la réponse en bref

    Après un élagage ou un abattage par Arb'Ouest, le bois est trié sur place : les branches passent au broyeur et deviennent du BRF ou des copeaux de paillage, le bois moyen est tronçonné pour le chauffage, les troncs droits partent vers une scierie du secteur. Vous gardez ce que vous voulez, le reste repart le jour même.

    Comment le bois est-il trié sur le chantier ?

    Le tri se fait au fur et à mesure de la descente, par diamètre. Chaque section qui arrive au sol rejoint l'un des trois tas : le petit bois et les feuilles vont au broyeur, le bois de la grosseur d'un bras à celle d'une cuisse est coupé en longueurs, et le fût, quand il est droit et sain, reste entier.

    La question à régler avant le chantier est simple : que voulez-vous garder ? Un tas de broyat au fond du jardin, un stère de bûches contre le mur du garage, rien du tout. La réponse est notée au devis, et elle ne change rien au prix : l'évacuation est comprise, que vous gardiez tout ou rien.

    Qu'est-ce que le BRF, et à quoi sert-il ?

    BRF signifie bois raméal fragmenté. Le mot « raméal » désigne les rameaux : des branches de moins de 7 cm de diamètre environ, broyées vertes avec leur écorce et, en saison, leurs feuilles. C'est la partie la plus riche de l'arbre, celle où se concentrent les éléments nutritifs.

    Étalé en surface sur une épaisseur de 3 à 5 cm, il garde l'humidité du sol en été, freine la levée des herbes et nourrit la vie du sol en se décomposant. Au pied d'un massif d'arbustes installé, l'effet se voit dès la première saison sèche.

    Le BRF s'étale, il ne s'enfouit pas. Frais, il consomme de l'azote pendant sa décomposition : tenez-le à distance des semis et des jeunes plants la première année.

    Sur les sols du Finistère, majoritairement acides sur granite et schiste, l'origine du broyat compte. Un broyat de pin maritime, fréquent sur le littoral entre Bénodet et Concarneau, acidifie encore la surface : réservez-le aux allées ou au pied des hortensias, camélias et rhododendrons, qui l'apprécient. Un broyat de chêne, de hêtre ou de fruitiers convient au reste du jardin.

    BRF ou copeaux de paillage : quelle différence ?

    Les deux sortent du même broyeur, mais pas du même bois. Le BRF vient des jeunes rameaux ; les copeaux viennent de branches plus grosses, plus ligneuses, qui se décomposent lentement. Ils nourrissent moins le sol, mais tiennent deux à trois fois plus longtemps en place.

    En pratique, le BRF va au potager et aux massifs, les copeaux vont aux allées, aux pieds de haie et aux zones qu'on ne veut plus désherber. Un chantier d'élagage produit presque toujours un mélange des deux.

    Une exception à connaître : le bois d'un arbre abattu parce qu'un champignon le détruisait, l'armillaire en particulier, ne doit pas être étalé au pied d'autres arbres. Ce broyat-là repart.

    Peut-on garder le bois pour se chauffer ?

    Oui. Le bois moyen est tronçonné sur place, et vous pouvez le garder en totalité ou en partie. Chêne, hêtre, frêne et fruitiers, fréquents dans les jardins de la zone, font de bonnes bûches.

    Ce bois est vert le jour de la coupe. Pour brûler proprement, il doit descendre sous 20 % d'humidité, ce qui demande en général 18 à 24 mois de séchage, fendu, à l'abri de la pluie et à l'air. Brûlé trop tôt, il encrasse le conduit et chauffe mal. Les résineux, pin et cyprès, sèchent plus vite mais encrassent davantage : ils se réservent à l'allumage.

    Où partent les gros troncs ?

    Un tronc droit, sain et de fort diamètre garde une valeur de bois d'œuvre. Plutôt que de le débiter en bûches, Arb'Ouest le transporte vers une scierie du secteur, où il sera scié en planches ou en poutres.

    Tous les troncs ne s'y prêtent pas. Un fût tordu, creux, fendu ou truffé de clous d'une ancienne clôture n'intéresse aucune scierie : il est tronçonné pour le chauffage comme le reste du bois moyen.

    Pourquoi rien ne part en déchèterie ?

    Parce que chaque part du bois a un usage. Le broyat nourrit un sol, les bûches chauffent une maison, les grumes deviennent des planches. Envoyer ce bois en déchèterie, c'est payer une benne et un trajet pour détruire une ressource.

    C'est aussi ce qui permet de chiffrer l'évacuation dans le prix de la prestation plutôt que sur une ligne à part. Le jardin est rendu nettoyé le jour du chantier, sur les 28 communes que couvre Arb'Ouest dans un rayon de 30 km autour de Fouesnant.

    Pour aller plus loin

    Le détail de ce qu'Arb'Ouest fait du bois de chaque chantier est sur la page revalorisation du bois : BRF, bois de chauffage et copeaux.

    Un arbre à élaguer ou à abattre ?

    Devis établi après visite sur place. Évacuation et déplacement compris.

    06 58 19 19 32

    Questions fréquentes

    Peut-on garder le bois après un abattage ?

    Oui. Vous choisissez avant le chantier ce que vous gardez : broyat pour le jardin, bois tronçonné pour le chauffage, ou rien. Le reste repart le jour même, et l'évacuation est comprise dans le prix de la prestation.

    Le BRF peut-il aller au potager ?

    Oui, étalé en surface sur 3 à 5 cm et jamais enfoui. Frais, il consomme de l'azote en se décomposant : écartez-le des semis et des jeunes plants la première année. Un broyat de pin, acidifiant, se réserve plutôt aux allées et aux plantes de terre acide.

    Combien de temps faut-il laisser sécher le bois avant de le brûler ?

    En général 18 à 24 mois, fendu, à l'abri de la pluie et bien aéré, pour descendre sous 20 % d'humidité. Un bois brûlé vert chauffe mal et encrasse le conduit.

    Le bois d'un arbre malade peut-il servir de paillage ?

    Pas s'il était attaqué par un champignon lignivore, l'armillaire notamment : étalé au pied d'autres arbres, il risque de propager le problème. Ce broyat-là n'est pas laissé sur place.