Un arbre tombé n'est presque jamais posé à plat. Il repose sur une branche, sur le faîtage, sur un autre arbre, et son bois est sous tension mécanique : une face est comprimée, l'autre étirée, comme un arc bandé. Rien ne le montre à l'œil.
La première coupe libère cette énergie d'un seul coup. Le tronc peut se redresser, rouler ou retomber du côté où l'on se tient ; une branche arquée se détend comme un fouet ; la lame se fait pincer et la tronçonneuse est rejetée vers l'utilisateur. Le bois peut aussi se fendre sur sa longueur, ce que les professionnels appellent le refend, et projeter une partie du tronc avec une force qui tue.
Ces accidents frappent aussi des professionnels formés et équipés. C'est pourquoi cette page ne donne aucune méthode : la seule consigne sûre pour un particulier est de ne pas couper.